9.1.05

tout est "bloguable"

[mis à jour, complet ou presque]

tout n'est pas bloguable, bien sûr, autant que tout n'est pas bon à dire...


A la question : « Peut-on rire de tout ? », l’humoriste français Pierre Desproges répondait, de façon presque définitive : « On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui. »
Quand j'ai entendu pour la première fois cette maxime j'ai eu un sentiment de déjà-vu. En général, tout est communicable mais pas à n'importe qui, le cas de l'humour étant un cas particulier.

J'ai commencé par donner une seule et unique raison pour ouvrir et tenir un blog : communiquer. Ainsi pour moi la question à savoir si tout est "bloguable"* devrait être traduite à "est ce que on peut communiquer à propos de tout ?".
Et la réponse est claire de suite : oui, tout. Et ça n'a rien, mais absolument rien d'une nouveauté. Allez faire un tour dans une bonne bibliothèque et faites le tour des sujets abordés dans les diverses publications, pour vous rendre compte que les plus divers des sujets, issus d'une variété "confortable" d'auteurs, sont disponibles aux lecteurs qui souhaitent s'y plonger.

Si les thématiques sont les mêmes, le mode de communication, lui, s'est trouvé profondément modifié par Internet. Bien entendu, les espaces privés sont toujours disponibles sur le Net. Le plus vieux des blogs auquel je contribue est et restera privé, pour des raisons de commodité. Entre les éditeurs/lecteurs nous pouvons tout dire, connaissances de vieille date, amis intimes, nous avons pris l'habitude de tout nous raconter. C'était le cas avant que le Net nous permette de rester en contact, à travers nos publications mensuelles sur papier.
Nous avions voulu établir des limites à la diffusion de nos écrits, justement pour préserver la possibilité de tout dire et discuter. Pour le faire des façon éponyme sans avoir à nous justifier sur tel ou tel point, envers des anonymes/étrangers à notre groupe, nous avons gardé ce qui est aujourd'hui un blog, fermé aux étrangers.
Sans que cela m'empêche de discuter des mêmes sujets avec d'autres personnes en dehors de notre petit cercle, soit sur le Net, éventuellement à travers un blog, soit de façon plus directe.

La modification majeure que le net a introduit dans "l'affichage" des opinions et de l'information est que n'importe qui a la possibilité de les lire si on n'a pas pris des précautions et qu'on se trouve exposé aux commentaires, agréables ou non, des autres. La nouveauté est dans l'étendue de la disponibilité, pas "l'affichage" lui-même.
Du temps des Colonels, à Athènes, où j'ai grandi, nous "affichions" nos opinions contre le régime sur des journaux muraux. Un texte discuté en groupe, tracé au feutre sur du papier kraft, un sceau de colle et un pinceau et une promenade dans la soirée. Maniant le feutre avec précision, j'ai eu à écrire un certain nombre de ces journaux.
Disponibles au regard des gens qui partaient pour leur travail le matin mais aussi à la déchirure par les gens qui s'accommodaient du régime et qui faisaient en sorte que le journal disparaisse au plus vite. Des fois, c'était juste le mec qui faisait de l'affichage sauvage qui venait apposer son affiche vantant le cirque machin qui était en ville ou le bal du quartier qui avait lieu le lendemain, sans se soucier de ce qu'il masquait; le spot était bien visible, un point c'est tout.


Avec le Net l'affichage est devenu plus facile.
Il n'est même plus nécessaire de disposer d'un espace de stockage payant pour publier son blog, et ceci sans être obligé de supporter la publicité. Même si certains pays sont encore loin d'avoir la liberté d'expression que l'on souhaiterait, comme la Chine, ou si d'autres se dotent de lois visant sinon pas à la réduire au moins à la cadrer, comme la France [voir la LEN] suivant le mouvement européen.
Avec le Net l'affichage est devenu plus pérenne.
Difficile à couvrir, quoique certains sites qui n'ont pas été du goût de hackers se sont vus défacés ou saturés de requêtes bidon. Mais les miroirs, les copies sur les sites amis, la tendance d'inconnus parfois souhaitant garder trace de l'Histoire, présentent une inertie qui demande des lourdes ressources pour "couvrir" quelque chose.
Avec le Net le feedback est devenu plus simple.
Que ce soit en privé, par e-mail, par les commentaires sur le blog ou par les trackback, mais aussi par courrier classique ou de vive voix. Les discussions s'installent plus facilement. Et peuvent dériver tout aussi facilement aussi.

Mais est-ce que tout est bloguable ?
Si la question est posée dans le sens est-ce qu'il y a ne serai-ce qu'un seul individu qui parlerait d'un sujet donné, quel que soit le sujet, la réponse est oui.
Mais elle n'a pas beaucoup d'intérêt comme question, puisque la réponse est déjà connu par la publication sur papier ou quasiment tous les sujets ont trouvé auteur et éditeur avant d'atteindre le public lui même.
Il serait plus intéressant de la poser de façon générale. Le blogger moyen* parlera-t-il de tout ? Et de quelle façon ?
De suite surgit une autre question : Pourquoi ?
*[parce qu'il existe et il est statistiquement significatif; ceux qui n'arrivent pas à comprendre la notion devraient se plonger ou se replonger dans leur manuel de Statistiques pour les Nuls]
Le contenu d'un blog et la motivation de le proposer au public (eventuellement exposé aux commentaires) sont des éléments indissociable.

la vie privée

Le journal intime proposé à un moment ou un autre de la vie de son auteur à la lecture publique n'est pas une nouveauté inventée pour le Net ou les blogs. Il en est de même de la publication de la correspondance privée.
La différence majeure est que le Net donne une impression d'anonymat liée à l'utilisation d'un pseudonyme. C'est le plus amusant des attrape-couillons que j'ai vu les trente dernières années.
Minimum nécessaire pour garder un peu d'anonymat quand on publie sur le Net : se grimer (pour la vidéosurveillance) se pointer à un cybercafé, louer une machine, pointer sur une série d'anonymizers en chaîne (en espérant que l'un d'eux ne garde pas un log de ses activités et que la chaîne sera ainsi rompue) et poster à travers un nom choisi de façon aléatoire dans un annuaire. Pas la peine de s'inventer des pseudos compliqués signifiant que vous êtes le hacker n° 1 de la planète, un simple "Argos Ekanekala" devrait suffire.
Sinon remonter la piste de vos posts est certainement faisable, quoique pas simple.
Pensez-y, vous abandonnez votre vie privée au moment où vous donnez vos identifiants pour vous connecter au serveur de votre FAI. Et si vous ne le faites pas vous même, c'est que vous avez confiée la tâche à un des programmes qui vous servent. Pas d'identifiant, pas de connexion.
Quel que soit le nom que vous prendrez par la suite, il est toujours possible à le relier à votre nom réel et à le n° de carte bancaire pointant vers votre le qui alimente votre abonnement.
Maintenant, tout ce que vous raconterez sous votre pseudo, soit-il "Argos Ekanekala", OldCola ou tout autre, il pourra vous être attribué :-) Bonjour la vie privée... D'autant plus que la LEN donne les moyens à plein de gens de faire en sorte que ceci soit réalisable, sous une kyrielle de prétextes, dont je ne doute pas qu'il partent d'un bon sentiment à la base, par exemple nous protéger contre le terrorisme, mais qui peuvent servir quand même à identifier la marque de petites culottes que telle blogger impudente porte, si elle les a affichés sur son blog.

Le journal intime n'est donc publiable que si vous vous donnez un peu de mal pour préserver votre intimité. Autrement ce n'est qu'une question de moyens et donc d'intérêt, pour vous identifier formellement.
J'étais en train de me demander si j'allais parler d'Erotica, blog qui n'a pas vraiment ténu la route, quand Jo m'a signalé boul2reve :-) Typiquement des blogs qui sont intimes, qui attirent le regard et qui attirent le regard, voilà. Vraiment pas de quoi s'émouvoir outre mesure, sauf si on cherche le sensationnel du moment. A la limite si c'est le cul qui intéresse l'internaute ily a plein d'autres destinations et ce n'est pas un sujet secondaire; il arrive au top des requêtes sur les sites de recherche la plupart du temps, je veux dire quand les catastrophes naturelles ne le détrônent pas.

Quel intérêt peut présenter ce genre de blogs ?
Je ne le saurais probablement jamais, malgré le fait que je suis fan d'Anne Archet, qui ne parle pas trop de cul, mais beaucoup de sex. Et pas mal de son sexe aussi. Mais ici on est aux antipodes. Parce qu'avant tout le texte est là, agréable à lire, avec ses jeux de mots, une écriture agréable, des sujets qui a part d'être intéressants se permettent d'être marrants aussi. Je me demande ce que donnerait une histoire Sado-Maso en SMS, sous la plume d'Anne Archet, tiens ! Faudra que je gagne l'un de ses concours de mots croisés pour la réclamer...
La faune qui traîne dans les "commentaires" n'est pas vraiment la meilleure compagnie, mais on y trouve des perles, des vraies perles.
Le cas d'Anne Archet ne rentre pas vraiment dans le cadre du blog qui raconte la vie privée en détail. Mais en dehors de ses histoires coquines, le lecteur connaît Jovette, les chats, un peu de sa bio, sa façon de voir le monde, ses problèmes de santé, sa copine etc. Sans avoir la moindre idée si c'est une vraie Ann(i)e ou un mec ou un consortium de multinationales :-)
Le mystère plane et les histoires les plus loufoques sont racontées. Personnellement je n'ai que faire de savoir qui est Anne Archet, si ce n'est pour trinquer avec une personne dont j'aime bien le blog.

Une autre blogger dont le cheminement entre "blog privé" - "blog public" est intéressant à suivre est Catherine, alias Zuda. Là aussi on est loin de la moyenne. La fille a du talent, des talents, et elle a disséqué ses envies de rester cachée et de se montrer, entre hard et soft. Si elle n'est pas encore dans vos bookmarks ne vous privez pas de ce plaisir. Vous me remercierez plus tard. Lisez les deux blogs et vous verrez ce que l'exposition de la vie privée peut apporter comme problèmes, y compris d'autocensure peut-être et comment on arrive à atteindre un équilibre qui n'a rien perdu de son piquant.

La publication d'un journal "intime" garde son caractère privé pour la grande majorité des lecteurs. Certains d'entre eux peuvent être au courant de qui se cache derrière le masque; ça me rappelle le carnaval ça, tiens.
On se grime, se déguise, pour dire ou faire ce qu'on n'assume pas pleinement à visage découvert. Celui qui a fourni le déguisement peut être au courant de qui se cache derrière le masque, quelques intimes aussi. Peut-être même quelques étrangers qui ont inspiré confiance. L'euphorie aidant, on décide parfois de baisser le masque et de revendiquer ce qui a été dit et fait sous déguisement.
Une vieille histoire celle du carnaval, remontant à l'antiquité.
Même comportement souvent pour les journaux intimes, les photoblogs exhibitionnistes etc. Mais ici la disponibilité est continue, on n'a pas besoin d'attendre que la date arrive. Il suffit juste de se connecter pour avoir à sa disposition les mêmes facilités que lors du carnaval, se payer ce qui ressemble à une séance au divan.

Que ce soit les belles fesses d'une illustre inconnue et ça fera bander un tas de mecs et peut-être mouiller l'entrejambe de quelques filles. Elle n'a même pas à faire beaucoup plus que demander "tu kif mon boul ?" pour que la fréquentation du blog grimpe :-) Et en même temps l'ego de la blogger gonflera et peut-être bien qu'elle décidera de nous montrer d'avantage. Elle est exhibitionniste, nous sommes voyeurs, nous sommes faits pour nous entendre.
Peut-être même qu'elle se découvrira une vocation pour en faire d'avantage, pour aller trouver John B Root en collègue blogger pour tourner dans un de ses films, finir par montrer son visage et joindre l'utile à l'agréable. Pourquoi pas ?

la vie tout court

Tenir un journal de bord plus général est beaucoup plus fréquent que je ne le pensais quand je remplissais des carnets papier.
Mes carnets étaient très loin d'être intimes. Ils était destinés à la lecture, par ma famille et mes amis; je ne consignais que ce qui avait attiré mon attention : une citation, une façon de traiter un sujet, le dessin d'un appareil, une blague que j'avais trouvé marrante, une histoire que j'avais vécue, le compte rendu d'une réunion ou des commentaires sur les films et livres du moment.
La première fois que j'ai attaqué des carnets thématiques c'était pour la Science-Fiction et la plus belle série de "faux" livres que j'ai connu, ceux signés T Lobsang Raba :-)
Un par un, lorsqu'ils étaient pleins, ils prenaient place à la bibliothèque familiale jusqu'à ma majorité. Puis à la mienne. Mais ils restaient disponibles pour quiconque souhaitait les feuilleter.
Des logs qui n'avaient rien à voir avec le Web certes, mais qui sont très certainement les ancêtres des blogs que je tiens par ci par là.
Et en regardant les albums photo de la famille, j'ai l'impression de contempler des photo-blogs primitifs, avec les petits commentaires de la main de ma mère ou des personnes qui sont sur les photos.

Que la vie soit source de sujets qui valent la peine d'être consignés est heureux. Que ceux qui prennent la peine de le faire partagent aussi.

Certes, tomber dans l'excès de tout raconter de sa journée, platement, peut présenter un certain intérêt pour les amis et la famille. Mais il n'y aura pas grand monde qui sera intéressé par ailleurs. Sauf si la personne est déjà "publique", auquel cas il y aura les fans qui suivront le moindre détail. Le voyeurisme des fans est un sujet fascinant.
Faire de même avec de l'humour, et ça commence à devenir intéressant pour plus de monde.
Le faire de façon originale aussi; combiner les deux et je suis fan ;-) [et pas le seul]

Inventer des façons d'interagir avec les autres à partir de ses expériences personnelles ou en inventer des raison, et on arrive peu à peu vers le blog qui montre que la vie est publiable.
Prenons en exemple : Philograph. D'accord, son blog parle pas mal de cul, mais c'est juste parce qu'il est obsédé [faudra que je regarde sur mon Philo de poche (pdf) pour voir s'il l'a déjà avoué]. C'est un assez bon exemple de blog ou l'on trouve de tout à propos de son auteur, sauf ce qui concerne son boulot. Puis, il y a plein de trouvailles pour exploiter non pas seulement les possibilités qu'offre le Net mais aussi la Poste :-D
Visitez le répondeur de Philo et pensez podcast, jetez un coup d'oeil au vidéophone et pensez vidéoblog. Expériences consignées.

Bien sûr ce n'est pas la peine d'être une jolie fille sexy et parler de soi ou montrer ses photos pour avoir du succès. Il suffit de parler d'une jolie fille sexy en étant juste un fan ! Ca suffit amplement pour assurer le succès de son blog, si c'est ce qu'on cherche.

l'entreprise est bloguable
Ici il faut clairement distinguer deux familles de blogs.
D'une part les blogs d'entreprise, qui portent son logo et qui en parlent ex cathedra, d'autre part les blogs des personnes qui parlent de leur milieu de travail et un troisième cas, celui où le blog lui même est le milieu professionnel et dans ce dernier cas on rentre dans un domaine un peu flou.
La distinction doit être aussi claire chez le blogger que chez les lecteurs. Sinon ça finira un jour ou l'autre par des quiproquos désagréables pour tout le monde.

Le problème qui est le moins souvent discuté est celui de blogger qui mène une double vie sur son blog, professionnelle et personnelle à la fois, qu'il a cru pendant un instant que les deux aspects peuvent être traités de concert impunément . Et ce ne sont pas les interrogations de Loïc Le Meur qui se trouve quasiment castré par les réactions qu'enclenchent ses prises de position personnelles envers ses fonctions professionnelles qui sont les plus révélatrices, mais les commentaires des lecteurs de son blog. Je relevais un seul, particulièrement sensible au sujet : Mais si tu en vraiment marre de la france va chier aux US et nous les casse plus.. Charmante injonction de la part de la demoiselle. Qui me donne envie de me trouver de l'autre côté du globe [et oui, je fais tout mon possible depuis quelque temps].
Parcourez les commentaires pour avoir un aperçu du désastre.
Le problème viens du fait qu'on ne sait pas qui parle : Loic Le Meur ou le patron de Six Apart Europe ?; Voilà que le blogger, même pas caché derrière un pseudo, devrait avoir une double vie, en tant que personne et en tant que personne ! Nicolas semble avoir besoin, et il n'est pas le seul, de savoir quelle casquette porte le blogger au moment ou il tape sur son clavier. L'idée a dû traverser son esprit, qu'il s'agit d'une même et seule personne après tout, mais elle n'a pas été retenue comme valable.

Blogs personnels

Les employés qui publient des billets à propos de leur milieu du travail ont été tristement célèbres, certains d'entre eux ayant fait les frais de leur désinvolture. Une qui m'a intéressé particulièrement est Queen of Sky. Si mes souvenir sont bons, elle a été licenciée pour usage inapproprié des sa tenue et de son espace de travail. Si elle travaillait pour une autre société il est possible que les photos qu'elle a publié sur son blog ne lui auraient causé aucun problème. Peut-être même elle aurait eu une promotion ! Et en tenue de travail elle aurait été plus nature. Le problème est qu'elle a dépassé ses droits. Et que son employeur n'était pas content et avait une bonne raison de la mettre à la porte.
Je trouve exagérée la réaction de Delta Airlines et j'espère qu'il y avait d'autres raisons et que ses photos n'ont été qu'un prétexte. Mais il est difficile de soutenir Queen of Sky quand même.

A peine j'ai fini le paragraphe que je tombe sur l'annonce de The Bloggers' Rights Blog. Allons donc ! Après les Chartes de Blogging voici les Droits des Bloggers ! Et les entreprises blogophobes ! Promettre le pilori à ceux qui souhaitent ne pas voir exposés les problèmes internes de l'entreprise est une initiative un petit peu puérile, que je suis loin de comprendre. Ca peut être intéressant quand même. Une espèce d'annuaire de toutes les entreprises "de Washington à Tokyo" :-D :-D

Une discussion a démarré #. Plutôt que de reprendre les billets que nous "échangeons" qui sont toujours disponibles, je vais aborder le sujet sous un angle nouveau.
Il semble que ce que le "prolétaires du Monde unis" a souhaité faire, les bloggers vont à nouveau tenter d'obtenir :-)
Mais oui, des initiatives comme celles des Droits des bloggers, à savoir un traitement uniforme de ce ~2% de la population mondiale, dispersé sur les points nantis du globe, ce qui sous-entend des droit sociaux uniformes. Les modalités et les codes de licenciement sont des particularités nationales pour l'instant. Vouloir les traiter de façon indépendante du pays et uniquement en fonction d'une des activités des salariés, la ténue d'un blog, équivaut à abolir les frontières et créer une caste, ayant les mêmes droits à travers le globe. Ca c'est une première impression.
Quand on commence à discuter un petit peu le sujet, et je remercie Isabelle Hontebeyrie de bien avoir voulu discuter, la segmentation apparaît immédiatement : En Amérique du Nord, je pense sincèrement qu'il faut se pencher sur le problème que peuvent poser les blogues aux employeurs. Pouquoi?.:#:..
  • Bien entendu le sujet émane d'une personne d'Amérique du Nord, justement.
  • Il est en anglais, rien qu'en anglais et pas de demande de traduction; si vous ne comprenez pas l'anglais vous ne pourrez pas faire partie de la caste des bloggers, malgré le fait qu'il s'agit de l'International Bloggers’ Bill of Rights.
  • A ce jour, il n'y pas de gestion des droits clairement affichée, à me faire croire que Ellen Simonetti veut garder les copyrights pour elle. [Je sais, je suis soupçonneux, mais un CC et je suis de suite calmé :-)]
.

Ici, la notion de géolocalisation prend son ampleur, parce que l'international est certes souhaitable, mais il mettra quelque temps à se mettre en place. L'international bill pourrait se segmenter par pays, basé sur la géolocalisation des blogs (pays de résidence du blogger bien entendu) pour s'adapter aux lois en vigueur, pour montrer les limites que ni les bloggers ni les employeurs ne devraient franchir. [qui a dit Pourtant, la géolocalisation des blogs, parfois appelée “blocalisation”, me paraît être une notion très paradoxale. Et même, par certains aspects, dénuée d’intérêt.. Allez, un effort d'imagination avant de cliquer; et non, ce n'est pas dans "Blog Story" !].
Certes, ça ne serait pas une charte très internationale sous cette forme, mais l'initiative le deviendrait. Et ça serait certainement très utile. En cherchant ce qui pourrait être la base pour la rédaction des droits des bloggers sous juridiction française (tant que j'y suis, ça m'intéresse), j'ai trouvé ce texte de Murielle Cahen. Clair ! Encore un texte qui aurait mérité d'être en CC..
Puis, la mondialisation avançant, qu'elle soit académique ou alter, il y aura harmonisation des diverses chartes pour en aboutir à une seule qui a ce moment pourrait prétendre être universelle.

Pourquoi est-ce qu'on aurait envie de parler de son travail sur un blog ?

  • La première raison est de se faire "mousser", de montrer comme on est bon et comme on réalise des belles choses. En dehors de l'autosatisfaction qu'on se procure, assez masturbatoire il faut l'avouer, il n'est pas impossible qu'un chasseur de têtes remarque ce fait et prenne contact. Puis les prospects peuvent trouver des bonnes raison de devenir clients, ce qui est particulièrement intéressant pour les freelance ou les TPE. Bref, pour se faire sa pub. Peu probable dans ce cas qu'on dénigre ses collègues et c'est déconseillé de le faire pour montrer sa supériorité, la pratique étant peu appréciée des chasseurs de têtes qu'on soit obligé d'enfoncer les autres pour se distinguer :-)
  • Puis, il y a ceux qui vont dénigrer leur boîte ou certains de leurs collègues systématiquement. Je ne connais aucun cas de blog avec un tel contenu qui soit signé par le vrai nom du coupable ou par un surnom reconnaissable. L'underground au grand jour ! De quoi se donner des frissons et de permettre de tout lâcher. Ca peut mal finir. Et ce n'est que justice. Pas seulement un problème légal. Se masquer systématiquement pour dénigrer les autres est une attitude de "corbeau", comparable aux lettres anonymes. Je n'arrive pas à la trouver sympathique.
  • Parce que on passer plusieurs heures par jour au boulot et en parlant de sa vie on en arrive à parler de ce qui s'est passé au travail aussi. C'est occasionnel, pas la majeure partie du blog.
  • Parce qu'on trouve que son milieu de travail est un enfer et qu'on prends son blog pour un divan ou le local syndical ! Dans les deux cas soit il est bon de se réorienter, soit admettre qu'il pourrait y avoir des conséquences désagréables, auquel cas il est bon de se préparer en prenant conseil auprès soit de son psy soit de son délégué syndical.
  • parce qu'on n'arrive pas à imposer ses points de vue dans son milieu de travail et essaie de trouver l'approbation de tiers qui vont offrir leur épaule pour des pleurnichage.
  • Parce que la colère nous submerge et on utilise sa tribune publique pour prendre position, horodatée, pour qu'on puisse prouver que nous avions tel opinion à tel moment. J'aime ça et je l'ai déjà pratiqué, mais toujours en crypto-blog [aucun lien entrant ou sortant, pas de pings, mot de passe pour la consultation] crypté [texte codé avec PGP]; pas la peine de mêler des tiers dans une telle affaire et l'intervention n'influence pas le sujet.


Blogs professionnels
Il y a trois grandes catégories de blogs professionnels [je suis intéressé par d'autres que je n'aurais pas décrit ici]. Les blogs d'entreprise, les blogs qui sont eux-mêmes l'entreprise, les blogs des employés d'une entreprise.

Les blogs d'entreprise sont des outils extrêmement puissants pour certaines applications.
Mettons nos d'accord sur un problème de vocabulaire : n'est pas un weblog un CMS basé sur l'Intranet d'une boîte ! Pour la simple raison qu'il n'a rien à voir avec le Web. Un pourrait parler de blog-like pour faire mention aux diverses fonctions qu'un blog présente. Mais pas à blog tout court.
Les "blog-like" sont des systèmes suffisamment fermés pour permettre de publier n'importe quoi sans crainte d'indiscrétion. Il suffit d'avoir un suivi de sécurité pour qu'il n'y ait pas de passerelle possible entre Intra- et Inter-net. mais on 'est pas dans le bloguable, donc je laisse passer et je reprendrais plus loin.
Il faut être inconscient pour penser qu'un blog, donc sur le Web, pourrait être adéquat pour la communication interne si on ne prends pas soin de sceller tous les points possibles de fuites; sinon on devient un jouet pour les hackers divers et variables.
On est dans le cas où "tout est "bloguable" à condition qu'il ne soit pas lisible par n'importe qui". Prenez la précaution, si vous publiez sur le Net, d'ajuster le robot.txt pour éviter que les moteurs de recherche n'affichent vos pages :-) Et éviter qu'il y ait des petits malins qui imaginent la structure de vos URLs !
Franchement, si vous vous servez du Web pour un blog professionnel ne pensez pas que vous réussirez à le sécuriser suffisamment pour éviter la divulgation d'informations sensibles. La seule solution est de crypter vos billets et c'est pénible de les decrypter "à la volée" pour pouvoir les lire. Je ne connais pas de plugin qui puisse faire ceci pour les browsers habituels. Nous attendons Tiger et son Safari pour nous concocter quelque chose à base d'AppleScript ;-)
Plus jeune j'ai pris plaisir à "casser" des protections diverses et variées par jeux et mes compétences sont pâlichonnes devant ce que certaines de mes connaissances peuvent faire; partez du principe que si c'est sur le Web c'est plus ou moins public. [:-) en écrivant ces lignes je me demandais s'il était possible de "casser" le nouveau système anti-slogs qu'a installé e-Chantal pour la tranquillité de Lady Guy. La réponse est oui et très simplement; un peu de ma jeunesse qui traverse mes neurones à nouveau. Sloggers du monde entier, je ne vous dirai pas comment :-P].

Si la communication est tournée vers l'extérieur les blogs vous permettront beaucoup de choses.
Une des facilités dont je suis certainement un évangéliste c'est l'utilisation du e-mail pour poster. Madame X, de la boîte Y, est allergique aux blogs et préfère de loin l'utilisation du e-mail, dont elle est utilisatrice depuis une petite dizaine d'années. Les résumés de réunion qu'elle produit, sont des petits bijoux que son boss voulait lui faire publier sur le blog de l'équipe. Madame X, forte tête, lui a dit qu'elle préférait censuré censuré plutôt que de se servir d'un blog. J'ai gentiment demandé à Madame X de bien vouloir m'envoyer une copie à machin.chouette@serveur.com et que je prendrais soin personnellement pour que son résumé soit publié. Madame X a beaucoup apprécié ma sollicitude et a ajouté l'adresse à sa liste de multidiffusion. Depuis plus d'un an, Madame X mériterait qu'on la censuré censuré puisque elle publie toute seule ses résumés :-D
J'ai même eu droit à des chocolats pour l'aide que je lui apportais... Un jour je lui avouerai la vérité, mais j'ai peur qu'elle ne me censuré censuré pour ma duplicité et qu'elle ne réclame la restauration des chocolats, que j'ai distribué depuis.
Si j'ai présenté le cas de Madame X, c'est pour montrer que l'adoption des blogs par quiconque est une affaire simple, qui ne demande pas de formation particulière, et qu'elle peut aider à constituer un fond documentaire qui est parfois précieux.
J'ai expérimenté l'utilisation des blogs en "circuit fermé" pour la mise en place d'un projet et son suivi, sachant que tout ce qui concernait les problèmes de brevets était déjà réglé. Un vrai plaisir !
Compte rendu quotidien de la part de chacun des participants publié en fin de journée (eh oui ! en labo on est habitués au "cahier de manips", on le remplit au fur et à mesure et si c'est fait sur un Palm il est à trois clics du blog).
Synthèses hebdomadaires de la part des responsables de section (faciles à faire avec une large part de couper/coller).
Exposition rapide des problèmes rencontrés, discussion et résolution, la plupart des fois dans la journée !
Pour ce genre de blogs un niveau de sécurité suffisant peut être obtenu même via le Web.
Ne vous privez pas d'un tel outil.

Un cas amusant est celui des blogs factices. J'en ai connaissance de deux et je suppose qu'il doit y en avoir plein d'autres là dehors. Je ne donnerai ni noms ni URIs et vous allez comprendre pourquoi. Leur objectif est de donner au client le sentiment qu'il n'est pas abandonné sous une pile d'autres dossiers. Alors on lui procure une possibilité d'avoir un suivi de l'avancement de son cas, mais automatiquement généré à partir du calendrier qu'on lui a proposé ! Un peu comme le suivi de vos paquets, mais pour les deux cas que j'ai en tête, complètement bidon.
Des telles pratiques font de l'ombre à d'autres initiatives du genre, qui elles sont sérieuses. C'est un moyen de communication qui est très agréable, il convient par contre de fixer certaines limites; j'ai vu partir à la dérive des travaux parce que le client avait des idées qu'il ajoutait dans les commentaires au fur et à mesure qu'elle lui passaient par la tête, obligeant le pauvre ingénieur, qui était son correspondant, de passer son temps à commenter les commentaires et à revoir son planning; une perte de temps non facturée. Pour les applications professionnelles on a ici une des limites de ce qui est 'bloguable'; les étapes de compte rendu via le blog doivent être clairement décidées d'avance pour éviter les dérives.

Si votre propos est de communiquer avec votre clientèle la situation se corse. Sérieusement. L'image de marque que vous projetez en tant que PME est affaire de professionnel et doit rester centralisée ne serais-ce que pour être maîtrisée et qu'il n'y ait pas de confusion dans l'esprit des prospects et clients. Des contradictions postées par les uns et les autres, qui voient leurs objectifs comme étant ce qui fait tourner la boîte, peuvent être mal interprétées.
Ca ne veut pas dire que vous devez limiter le nombre de bloggers, mais "donner les clés" à une personne qui devra valider les drafts de tous, y compris ceux de la plus haute autorité de la boîte, pour qu'il y ait "quelqu'un à la barre". Et choisissez quelqu'un de diplomate qui saura demander des petites modifications en évitant d'être pris pour un censeur. Les blogs des patrons peuvent être envisagés de cette façon également, soumis à lecture avant publication pour éviter des petits problèmes si le blogger n'est pas capable de s'autocensurer et de centrer sa thématique.
Sauf si vous êtes certain que tous les bloggers de la boîte sont dignes de confiance et qu'ils savent où ils mettent les pieds [veinards].


Les blogs-entreprises sont un cas nouveau sous le soleil et il y a deux cas, ceux qui sont autosuffisants et qui font vivre le blogger et ceux qui font partie d'un ensemble plus large, souvent couplés avec un site Web par lequel passent les commandes.
Les autosuffisants sont une tâche ardue mais il est fort probable qu'on en verra de plus en plus : sites de freelance qui récoltent les fruits de la pub et quelques dons, peut-être même des souscriptions pour lire des analyses plus détaillées que celles proposées par le blog lui même, ou inclus dans des blogfarms qui assurent un revenu comme Weblogs Inc. Network (j'ai failli proposer mes services pour leur cancer blog, s'il y a une initiative francophone je suis candidat). Cette dernière catégorie est fascinante et à suivre de près pour se rendre compte des limites qu'elle impose à ses employés, qui doivent suivre une charte bien établie. Pas étonnant que l'idée d'une éthique des blogs ait traversé l'esprit de Calacanis qui doit pouvoir garantir la qualité de l'information qui est diffusée par son réseau. Je suis The cancer blog avec plaisir, et surtout les critiques qui y sont émises pour voir si la ligne éditoriale va changer avec le temps.

Les blogs-entreprises qui se veulent des blogs d'entreprise (surprise !), soient-ils unofficial sont un des exemples de ce qu'une marque risque juste parce qu'elle existe et qu'elle intéresse le public. Apple souhaite garder le contrôle de ses annonces, mais des indiscrétions de ses employés font que le "monde" Apple réussi depuis longtemps à se nourrir de rumeurs. J'ai pris l'habitude d'éviter soigneusement les sites qui en font leur thème principal, comme Mac Rumour ou Think Secret. Pour deux raisons contradictoires : la plupart des rumeurs sont juste de rumeurs et qu'il n'y a aucune raison de "pousser" les employés d'Apple de trahir des secrets d'entreprise pour alimenter leur gloriole personnelle.
Maintenant que Apple a décidé de sévir, essentiellement pour identifier qui produit les fuites [identify who is leaking the information], des réactions arrivent de la part des blogs-entreprises. Jugez par vous même en lisant la lettre ouverte à Steve Jobs. Calacanis joue dans une autre catégorie que Jobs, mais il se doit de montrer qu'il n'est pas intimidé facilement et qu'il pourrait faire du tort à Apple en fermant le TUAW. Il a sa propre image de marque à défendre. Je me demande comment réagirait Calacanis si quelqu'un de sa boîte allait raconter sur son blog des infos qu'il souhaite garder secrètes ou qu'il voulait annoncer un peu plus tard.
Au lieu de soutenir Jobs dans son effort de maîtriser sa boîte, il adopte une attitude puérile : Tu dois apprendre à jouer gentiment dans le bac à sable ou nous rentrons chez nous, et je peux te dire que ce n'est pas marrant de jouer seul" [You need to learn to play nice in the sandbox or we’re going to go home, and I can tell you it’s no fun playing alone.. Si quelqu'un avait l'esprit mal tourné il pourrait accuser Calacanis de vouloir attenter à la vie de Jobs; je vois d'ici les titres des blogs : "Steve Jobs étouffé de rire", "Plus fort que le voodoo, le blog" etc. :-D
Pire, il laisse tomber son lectorat en baissant les bras au lieu juste de revoir sa ligne éditoriale pour exclure l'utilisation d'informations obtenues par des actions illégales. C'est au moins l'impression qu'il donne, sinon je ne vois pas pourquoi il serait effrayé [Do you want to crush the press to the point at which we are too scared to cover you?].
Un élément intéressant de cette lettre est que le blog-entreprise est inscrit de facto par son créateur comme appartenant à la presse. On est loin de l'imprimerie, mais Calacanis revendique, avec raison, l'inclusion des blogs dans le système d'obtention, présentation, analyse de l'information. Plus que quiconque, les blogs-entreprises ont intérêt de défendre cette position pour intéresser ou fidéliser leur lectorat. On est loin de l'analyse brouillon d'Anne Imbert sur les bloggers.
Il est normal que les bloggers commencent donc à se confronter aux mêmes problèmes de déontologie que d'autres médias et d'avoir besoin de se poser des limites quant à ce qu'ils ont le droit de publier (ou qu'ils peuvent publier sans craindre de se créer des problèmes). N'oublions pas que je suis en train de parler d'activités professionnelles ici, et non pas du blogger particulier.
Pour cette catégorie aussi donc "tout n'est pas "bloguable" si on tient à son business".

Les blogs des employés sont le dernier point que je discute ici. J'ai déjà donné mon opinion sur le sujet. Mais je vais aborder ici deux points qui n'ont rien à voir avec des problèmes légaux, mais qui sont des considérations purement pratiques.

D'abord, est-ce que vous engageriez ... ?
Je me suis posé la question par trois fois :
  • Queen of Sky ?
    Quanf elle a été mise à la porte je préconisais que Virgin l'embauche pour qu'elle tienne un blog pour eux :-) Ils ont juste mis une pub sur son blog, en haut à gauche. Mais, quand on a la preuve qu'un employé risque de créer des problèmes on a une nette tendance à l'éviter...
  • Penny Cholmondeley ?
    Certainement, c'est la personne qui l'a renvoyée que je n'aurais en aucun cas employé. On ne se sépare pas d'une collaboratrice basé sur une lettre anonyme, au moins pas avant une enquête approfondie pour voir s'il y a lieu de se plaindre vraiment.
  • Jeremy C. Wright ?
    Oui, dès que possible :-) Le mec est intelligent ! Et ça vaut de l'or de s'associer un tel mec. Lisez sa réaction à son licenciement. Je me sens en phase avec un mec qui écrit : My lesson learned? When I talk, people listen.


Puis, il y a des cas où on accepterait de subir les conséquences d'une mise en public d'une situation qui nous paraît problématique. Après avoir discuté en privé du sujet, en parler en public est une solution possible pour "forcer" la main, non pas pour imposer son point de vue, mais pour induire une discussion. Les cas sont rares, je ne connais qu'un seul, et juste parce que j'en étais l'acteur principal en tant que blogger. Les principaux intéressés ont été mis au courant par moi de la publication sur le Net. Mon problème était qu'il s'agissait de dépenses inutiles de deniers publics et qu'il s'agissait de fonctionnaires qui sont des "intouchables" [comprenez ce que vous voulez].
Je suppose que d'autres ont dû faire de même pour l'un ou l'autre des sujets qui les turlupinaient.
C'est le seul cas que je trouve acceptable, et pour le problème dont j'ai parlé j'étais prêt de me défendre devant un tribunal.
Si on en est là et que la mise au courant du public semble être une bonne option, il ne faut pas hésiter. Penser quand même à vérifier qu'on ne fait pas du tort à ses collègues par une telle action. Pour trois cas, j'attends que les personnes dont je souhaite parler n'aient plus le pouvoir de nuire, non pas me nuire, mais nuire à ceux qui dépendent d'eux et qui sont des amis.
Les dégâts collatéraux doivent nous intéresser autant, sinon plus, que ceux qu'on risque de subir à titre personnel.
Pour moi "tout n'est pas "bloguable", surtout quand je ne suis pas seul en cause".


Non, tout n'est pas "bloguable". Si on vous dit le contraire posez vous la question quant à ce qu'elles sont les motivations de celui qui l'affirme.

1 commentaire:

Louis a dit…

Une définition encyclopédique.
Rien à dire.